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Dimanche 5 septembre 2010
Apprentissage 2010-2011
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CAMPAGNE APPRENTISSAGE 2010-2011

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En mai dernier, le Président de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de la Moselle a lancé une nouvelle campagne de communication sur la Moselle visant à inciter les jeunes âgés entre 16 à 25 ans à rejoindre en septembre l’un des 3 Centres de Formation d’Apprenti(e)s. Une nouvelle façon pour Pierre Streiff de continuer son combat pour l’apprentissage avec l’ensemble des élus et collaborateurs de la CMA 57.

 

Pour qu’un(e) apprenti(e) puisse se former, il faut un maître d’apprentissage. Pour qu’une entreprise puisse former, il faut un jeune qui corresponde aux attentes de l’artisan. Ce qui peut sembler évident mérite d’être rappelé tant chaque année la CMA 57 est sollicitée par des jeunes qui ne trouvent pas d’entreprise susceptible de les accueillir, et, à l’inverse, par certains artisans ne trouvant pas d’apprenti(e) susceptible de correspondre à leurs besoins.
A côté de cela, trop peu de chefs d’entreprise et de jeunes, mais aussi de parents, osent s’engager dans l’apprentissage. Interrogés, les premiers répondent « je n’y arriverais pas », lorsque les parents des apprenti(e)s potentiel(le)s disent « c’est une belle formule pour apprendre un métier, mais pas pour mon enfant ».
Un discours d’un autre âge contre lequel la CMA 57 tente aujourd’hui encore de s’élever en vous proposant ici deux témoignages vous permettant de constater que l’apprentissage rime avec réussite.

 




Pierre STREIFF, Président de la CMA 57
« Aujourd’hui je l’ai fait ! »

Il y a maintenant près de deux mois, j’ai été interpellé par de grands panneaux publicitaires où des hommes et des femmes esquissaient un sourire satisfait, avec comme seul message « Aujourd’hui, je l’ai fait ! ».

La répétition de ces visages et de cette phrase me laissait à penser qu’il pouvait s’agir d’une campagne nationale de promotion de l’apprentissage, tant ces portraits radieux pouvaient être ceux de parents qui avaient enfin compris qu’il était bon de proposer cette voie de formation à leur enfant, ou ceux d’artisans légitimement fiers d’avoir embaucher un(e) apprenti(e).

« Aujourd’hui, je l’ai fait ! » pour montrer que l’apprentissage permet chaque année à des milliers de jeunes d’apprendre un métier tout en continuant à étudier.

« Aujourd’hui, je l’ai fait ! » pour détruire cette idée épouvantable selon laquelle l’apprentissage serait réservé à des jeunes en situation d’échec scolaire.

« Aujourd’hui, je l’ai fait ! » pour rappeler que le choix d’accueillir un(e) apprenti(e) est une manière de préparer l’avenir de son entreprise.

« Aujourd’hui, je l’ai fait ! » pour suggérer que les aides financières n’ont jamais été aussi avantageuses qu’actuellement pour les entreprises d’accueil.

Cette publicité, qui avait en fait pour émetteur une banque en ligne, nous conduit aujourd’hui à vous proposer deux témoignages. Dans un premier temps, celui d’un artisan qui confirme que l’accueil d’un(e) apprenti(e) est une bonne chose pour l’entreprise pour peu que l’intégration soit préparée et que le jeune soit réellement formé à des tâches en lien avec son métier. Dans un second temps, celui d’une jeune femme qui vient de quitter le statut d’apprenti(e) après s’y être épanouie aussi bien professionnellement que personnellement, au point de s’attacher à former à présent à son tour une jeune apprentie de Thionville.

Cette démarche vient s’inscrire dans le cadre d’une nouvelle campagne de valorisation de l’apprentissage lancée par la CMA 57 sur le département de la Moselle. Elle est fondamentalement nécessaire car la rentrée de septembre 2010 se prépare dès à présent, et que l’apprentissage peut être un choix pertinent pour celles et ceux qui souhaitent acquérir un savoir-faire et, pourquoi pas, devenir un jour leur propre patron en créant leur entreprise.

Nos services disposent déjà de demandes d’entreprises susceptibles d’accueillir des jeunes, tout comme ils disposent déjà de jeunes soucieux de trouver une entreprise qui veuille bien les former. Alors, que ce soit la première ou la deuxième formule qui vous convienne, il est important que vous nous contactiez sans tarder pour qu’ensemble nous puissions dessiner les contours de l’artisanat mosellan de demain.


TEMOIGNAGES

Pascal, 43 ans, chef d’entreprise

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« Cyril me coûte 227,19 euros / mois »

Artisan du bâtiment d’une PME de 10 salariés, Pascal a souhaité mettre à profit les nombreuses incitations financières offertes pour la formation d’ un(e) apprenti(e) et apprend maintenant depuis plus de 8 mois le métier à Cyril : « L’an passé, nous avons eu moins de commandes. Je me suis alors dit que j’avais de la disponibilité pour former un jeune qui serait opérationnel quant l’activité redémarrerait. J’ai donc contacté la CMA 57 qui m’a mis en relation avec Cyril, alors âgé de 16 ans. Contrairement à ce que l’on dit souvent sur les jeunes, il s’est de suite montré très motivé. Nous avons signé un contrat d’apprentissage sur deux ans. Avec mon conseiller entreprise, on a fait les calculs et, déduction faite des aides financières, Cyril me coûte précisément 227,19 euros par mois. Et je sais que j’ai encore droit en plus à un crédit d’impôt de 1600 euros par an ».

Réticent pendant de longues années après avoir entendu des récits d’expériences peu flatteuses sur le mode de formation par l’apprentissage, Pascal a aujourd’hui une vision beaucoup plus objective : « C’est vrai que certains de mes confrères ont pu avoir par le passé de mauvaises expériences avec des apprentis. Mais lorsque l’on creuse un peu, on s’aperçoit rapidement que ces chefs d’entreprise n’avaient pas fait en sorte pour que cela puisse se passer autrement. S’ils s’étaient réellement occupés d’eux en favorisant leur intégration, en leur donnant des missions conformes à leur parcours de formation. Ils sont en partie responsables. Si on forme correctement le jeune et qu’on le responsabilise petit à petit, il n’y a aucune raison que cela ne fonctionne pas ».

Pascal est aujourd’hui devenu un fervent défenseur des apprentis et envisage d’ailleurs d’en former un second à partir de la rentrée de septembre 2010 : « Mais ce sera une fille car il nous faut aussi combattre cette fausse idée selon laquelle les métiers du bâtiment ne sont faits que pour les hommes ».

 

Caroline, 23 ans, ancienne apprentie

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« L’apprentissage c’est le meilleur choix »

Une Championne du Monde dans nos locaux, cela ne passe jamais inaperçue. Alors lorsque Caroline est venue début mai à la CMA 57, on en a profité pour lui parler de son ressenti, et de celui de ses ami(e)s, sur l’apprentissage : « Difficile d’en dire du mal, car c’est grâce à cette filière de formation que j’ai pu réaliser tous mes rêves. Mais, même sans aller jusqu’à participer à des concours et à les remporter, l’apprentissage permet d’apprendre un métier tout en continuant les études dites classiques (français, mathématiques, langues étrangères, etc.), et ainsi de s’épanouir aussi bien professionnellement que personnellement ».

Cette conviction sur les valeurs de la formation est tellement ancrée en Caroline, que cette dernière songe à présent à se convertir en enseignante. Loin des podiums, du strass et des paillettes, Caroline s’emploie d’ailleurs déjà à transmettre son savoir-faire et son expérience : « Je souhaite maintenant faire profiter les autres de ce que j’ai appris, découvert et pratiqué ». Un altruisme dont profite aujourd’hui Ludivine, en apprentissage dans le salon de coiffure de Nilvange où officie Caroline. Elève au CFA Ecole Pratique Des Métiers (EPDM) à Thionville, la première a déjà su s’inspirer du savoir de la seconde, puisqu’elle vient de terminer 1ère des sélections régionales pour le Concours de Meilleur Apprenti de France (MAF) et défendra les couleurs de la Région Lorraine en février 2011 à Paris.

Pour Caroline, le doute n’est pas permis : « Pour peu que l’on soit sérieux, l’apprentissage est le meilleur choix que puisse faire un jeune. Et si en plus, on est passionné par ce que l’on fait, on peut alors aller loin, très loin ». La voix est ferme, déterminée et soucieuse de faire passer un message à tous les parents qui hésiteraient encore à proposer à leur enfant de se diriger vers l’apprentissage. Qu’on se le dise, en 2010, l’apprentissage est tout sauf une voie de garage, tout sauf une filière de formation réservée aux jeunes en voie d’échec. Les exemples mosellans qui en attestent sont « légion » et suffiraient à remplir toutes les pages de ce journal.

 

 

JE SUIS INTERESSE (E)... COMMENT FAIRE ? 

  • Vous avez entre 16 et 25 ans et voulez faire l’apprentissage d’un métier ?

  • Vous voulez embaucher un(e) apprenti(e) ?

Un seul contact : la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de la Moselle

Une seule interlocutrice : Magalie Maucourt

Un seul numéro de téléphone : 03 87 39 31 81

 

L’APPRENTISSAGE (CMA 57) EN MOSELLE C’EST…

  • 3 Centres de Formation d’Apprenti(e)s situés à Metz, Forbach et Thionville

  • 1800 jeunes formés par an

  • 80% de réussite aux examens

  • 163 formations

  • 89 métiers